Aurores boréales en Islande
L'Islande se trouve presque entièrement sous l'ovale auroral : dès qu'il fait nuit et que le ciel se dégage, l'aurore peut apparaître, même au-dessus de Reykjavík. Le problème n'est pas l'activité solaire mais les nuages, et la manière de les éviter en voiture sur des routes d'hiver.
Pourquoi l'Islande est si accessible
Trois heures de vol suffisent depuis Paris, Genève ou Bruxelles pour rejoindre l'aéroport de Keflavík, et des vols directs relient aussi Montréal une partie de l'année. Pas besoin de correspondance, ce qui fait de l'Islande la destination aurorale la plus simple pour un long week-end. L'anglais est parlé partout, le paiement par carte est la norme, même pour un café.
Côté aurore, nos pages de villes indiquent que Kp 0 suffit à Reykjavík comme à Akureyri pour la voir à l'œil nu. Dans le sud, l'aurore se montre souvent d'abord au nord, à mi-hauteur ; dans le nord du pays, elle passe plus volontiers au-dessus de la tête. Autrement dit, le soleil fournit le spectacle presque chaque nuit. La question est de savoir si vous aurez un trou dans les nuages.
Quand partir en Islande pour les aurores
La saison va de fin août à mi-avril. En juin, il ne fait jamais nuit à Reykjavík, et en juillet le ciel reste trop clair. À l'inverse, autour du solstice d'hiver, le soleil ne se lève qu'environ quatre heures par jour dans la capitale : les nuits sont immenses, mais les journées laissent peu de temps pour la route.
Septembre, octobre, février et mars sont souvent les mois les plus agréables : nuits assez longues, routes plus praticables et températures autour de 0 °C. Les vacances de la Toussaint ou d'hiver tombent bien. Décembre et janvier conviennent si vous restez près de Reykjavík ou si vous êtes à l'aise avec la neige et le vent.
Un détail souvent ignoré : l'Islande vit à l'heure UTC toute l'année, sans heure d'été. En hiver, il y a donc une heure de décalage avec Paris, Bruxelles ou Genève, et le minuit magnétique tombe vers 23 h 30 sur place. Les plus belles phases arrivent souvent entre 22 h et 1 h.
Autour de Reykjavík : sans voiture ou presque
Dans le centre-ville, l'éclairage gâche les aurores faibles. Il suffit pourtant de quelques kilomètres pour trouver un ciel correct. Le phare de Grótta, au bout de la péninsule de Seltjarnarnes, est le classique accessible en bus ou à pied. Les nuits de forte activité, l'aurore se voit très bien depuis le front de mer.
Le parc national de Þingvellir, à environ 45 minutes de route, offre un ciel nettement plus sombre et un premier plan géologique unique, entre les plaques nord-américaine et eurasienne. La plupart des excursions en bus partent de Reykjavík vers 20 h et choisissent leur destination au dernier moment selon la carte des nuages. Si vous n'avez pas de voiture, c'est une bonne solution.
Côte sud, Snæfellsnes et le nord
La côte sud, de Selfoss à Vík et jusqu'à Jökulsárlón, aligne les premiers plans célèbres : cascades de Seljalandsfoss et Skógafoss, plage noire de Reynisfjara, lagune glaciaire. Elle est aussi la plus exposée aux dépressions venues de l'Atlantique. Prévoyez des étapes où vous pouvez rester une nuit de plus.
La péninsule de Snæfellsnes, à environ deux heures et demie de Reykjavík, combine montagne, mer et le volcan Snæfellsjökull. Kirkjufell, près de Grundarfjörður, est sans doute le premier plan le plus photographié du pays, souvent pris d'assaut les nuits claires.
Le nord est la carte à jouer quand le sud est bouché. Akureyri se rejoint en 45 minutes de vol intérieur depuis Reykjavík ou en cinq heures de route environ. Le lac Mývatn, à une heure d'Akureyri, profite d'un climat plus continental et de ciels souvent plus dégagés qu'au sud. Il y fait aussi plus froid : −10 à −15 °C ne sont pas rares en janvier.
Conduire en hiver : ce qu'il faut savoir
Beaucoup de francophones louent une voiture en Islande sans avoir l'habitude de la neige. Ce n'est pas impossible, mais il faut s'organiser. Avant chaque trajet, consultez le site officiel de l'état des routes (road.is) et les alertes de l'office météorologique (vedur.is). Les routes F, celles de l'intérieur, sont fermées en hiver. La route 1, le périphérique de l'île, peut l'être aussi, quelques heures ou quelques jours, à cause du vent.
Le vent est d'ailleurs plus dangereux que la neige. Des rafales de plus de 100 km/h arrachent des portières sur les parkings et poussent les voitures sur la glace. Tenez la porte à deux mains en ouvrant et ne vous arrêtez jamais sur la chaussée pour photographier une aurore : garez-vous sur un vrai parking, feux éteints.
Une voiture équipée de pneus cloutés, souvent fournis en hiver, et un 4x4 si vous comptez sortir des grands axes, rendent le voyage beaucoup plus serein.
La carte des nuages, votre meilleur outil
L'office météorologique islandais publie une carte de prévision de la couverture nuageuse, heure par heure, très utilisée par les chasseurs d'aurores. Les nuages y apparaissent en vert, d'autant plus foncé qu'ils sont épais ; les zones claires sont dégagées. Croisez-la avec nos pages de villes, qui donnent le Kp prévu, l'heure du meilleur créneau et les chances de ciel dégagé.
La stratégie classique consiste à garder une base fixe pendant deux ou trois nuits et à se déplacer d'une heure ou deux vers la meilleure éclaircie. Une couche de nuages bas ne couvre parfois qu'une vallée ; un col ou une côte voisine peut être totalement dégagé.
FAQ
Peut-on voir les aurores boréales depuis Reykjavík ? Oui. La ville est sous l'ovale, et une aurore forte se voit même depuis le centre. Pour les aurores plus faibles, éloignez-vous des lumières, vers Grótta ou Þingvellir.
Quelle est la meilleure période pour voir les aurores en Islande ? De septembre à mars, avec une préférence pour septembre-octobre et février-mars, qui combinent nuits longues et routes plus faciles. Rien n'est possible de mi-mai à début août.
Faut-il une excursion ou une voiture de location ? Sans expérience de la conduite sur neige, l'excursion en bus ou en minibus est plus sûre en décembre et janvier. Avec une voiture, vous gagnez en souplesse, à condition de consulter road.is et vedur.is avant chaque sortie.
Combien de nuits faut-il prévoir ? Au moins trois, idéalement cinq. Les dépressions peuvent bloquer le ciel pendant plusieurs jours. Les alertes du site vous signalent les nuits où l'activité monte.
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Dernière vérification : 22 octobre 2026